Allocations : un plat d’arêtes pour les retraités au 1er avril

Mauvaise nouvelle pour les retraités au 1er avril : les revalorisations habituelles n’auront pas lieu. Seul le Minimum Vieillesse suivra la (faible) marche de l’inflation.

Après l’hiver, vint me temps du gel des pensions : cette sombre ritournelle a dû passer dans la tête de plus d’un retraité. Votée en 2013, la réforme des retraites portant sur le régime général actait effectivement un blocage des pensions en repoussant d’avril à octobre leur revalorisation mécanique, indexée sur l’inflation, qui intervenait, à l’ordinaire chaque 1er avril. Gain escompté pour l’Etat : 1,4 milliard d’euros, dont 600 millions dès cette année.

Le Minimum Vieillesse revalorisée deux fois

Même sanction pour les retraites complémentaires, versées par les caisses Agirc (cadres du privé) et Arrco (tous les salariés du privé) : en 2013, les partenaires sociaux s’étaient accordés sur un gel des pensions, une mesure qui vise à enrayer un déficit prévisionnel estimé à 3,1 milliards d’euros. 11 millions de français sont concernés.

En revanche, le « Minimum Vieillesse, désormais intégré dans une prestation unique, l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées), va suivre le rythme de l’inflation et progresser d’environ +0,6%. Ce mode de calcul devrait porter l’allocation  à 792 euros par mois au 1er avril. Cette enveloppe concerne, rappelons-le, les personnes âgées seules ne disposant pas d’un revenu suffisant pour vivre. Une seconde revalorisation  interviendra au mois d’octobre 2014 et devrait faire grimper le montant du dispositif à 800 euros.

Quant aux allocations familiales, elles augmenteront, elles aussi, de façon mécanique, en suivant l’inflation (+0,6%). la prestation atteindra 129,35 euros pour les couples ayant deux enfants à charge, 295,05 € pour les familles avec trois enfants et 460,77 euros avec quatre enfants.

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