Selon la CGPME, les micro-entreprises sont désavantagées dans l’accès au crédit bancaire par rapport aux grandes entreprises.
Craignant un retour au scénario de 2008-2009 qui, au lendemain de la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, s’était traduit par une sévère restriction du crédit, notamment au détriment des PME, la France des petits entrepreneurs suit avec assiduité l’évolution de la crise grecque et la crédibilité des banques françaises sur les marchés financiers.
Dans ce contexte d’incertitude générale, beaucoup d’analystes annoncent un blocage du système interbancaire, via lequel les établissements de prêts s’échangent des actifs pour renflouer leur trésorerie, ce qui conduirait à un nouveau « credit crunch », c’est-à-dire un resserrement de l’accès aux prêts bancaires, dont les petites entreprises seraient les premières victimes.
Or, pour les micro-entreprises, un prêt de 15 à 20 000 € est souvent vital quand les fonds de roulement commencent à manquer. Rappelons qu’en France, les structures de moins de 10 personnes générant un chiffre d'affaires annuel ou un total du bilan inférieur 2 millions d'euros, sont considérées comme des micro-entreprises.
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