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Pendant cette semaine qui nous amène au 1er mai, il est question sur Internet de l’extension du statut d’auto-entrepreneur aux bénéficiaires de l’Accre. Hervé Novelli a en effet choisi cette « belle date qui [exprime] toute la connotation sociale et sociétale de ce statut » pour permettre aux chômeurs et demandeurs d’emploi de devenir auto-entrepreneurs à un taux spécifique : un taux égal à 25% du taux de prélèvement social normal la première année, à 50% du taux normal la deuxième année, et à 75% du taux normal la troisième année (à partir de la quatrième année, le demandeur d'emploi rentre dans le droit commun de l'auto-entrepreneur) .
A mesure que le temps passe depuis la création du statut, les avantages qu’il présente paraissent de plus en plus clairs. Ses spécificités aussi, si bien qu’un constat s’impose : tout le monde n’a pas vocation à être auto-entrepreneur. Cela devrait rassurer les détracteurs du statut. En effet, bon nombre d’articles cette semaine reviennent sur les conditions dans lesquelles le statut n’est pas favorable à l’entrepreneur. Des charges élevées, une clientèle composée de professionnels (qui ne peuvent pas récupérer la TVA), un foyer fiscal avec un nombre de parts important, toutes ces situations ne sont pas propices à la création d’une auto-entreprise .
Cet état de fait est illustré par plusieurs articles évoquant l’inadéquation du régime au métier d’avocat : les charges d’un avocat sont trop élevées et le plafond du chiffre d’affaire d’un auto-entrepreneur trop bas pour qu’un avocat ait intérêt à adopter le statut . Seuls les avocats à la retraite souhaitant continuer à exercer un peu pourraient être intéressés.
La première université des auto-entrepreneurs se tiendra les 8 et 9 juin à Paris, la Défense, organisée par Planète Micro-entreprises .
La sixième Caravane des entrepreneurs installe ses chapiteaux ce jeudi 30 avril, à Bordeaux. L’une des 5 conférences proposées par des spécialistes locaux de l’entrepreneuriat et de l’entreprise aura pour thème «L’auto-entrepreneur en pratique» (les règles sociales et fiscales, les missions de l’auto-entrepreneur pour les entreprises, le marché des particuliers, réponses pratiques aux auto-entrepreneurs) .
Des portraits d’auto-entrepreneurs, encore et toujours plus vivants !
j' ai bien peur que le statut d'auto-entrepreneur ne masque en réalité le désir de spolier des novateurs,créateurs et que sous prétexte d'aider les gens à lancer leurs produits,ce ne soit qu'une approche des industriels,qui connaissant parfaitement comment produire industriellement cherchent des sources d'inspirations par ces temps de crise .En effet,il est si difficile et surtout si onéreux de déposer des brevets dans ce pays,que les petits entrepreneurs présentent et souvent vendent leurs productions sans se douter un instant que les requins sont à l'affut et que nous avons de surcroit un gouvernement tout bien veillant à les aider.souvenez vous que l'enfer est pavé de bonnes intentions fallacieuses.Restez vigilants.
alors on fait comment quand on a une idée de génie sans argent!!!!
@ Rachid Je suis aussi devenu autoentrepreneur début 2009. Depuis, j'ai constaté que l'information qui est donnée sur ce statut est tendancieuse en ce sens qu'elle met en avant les avantages ( qui sont à priori indiscutablement novateurs par rapport au système traditionnel), sans donner la même importance au coté obscur, c'est-à-dire le nombre et le niveau des limitations mises en place autour de ce statut: Plafond de CA, pas de récupération de la TVA, pas de prise en compte des frais réellement engagés, limitation fiscale par rapport au quotient familial ( on se demande bien pourquoi?). Pour un statut qui ratisse large, et qui prétend être adapté toutes catégories, de l'étudiant, au chomeur en passant par le fonctionnaire, le salarié ou le retraité, on s'aperçoit au final que tous les critères cumulés limitent très fortement l'intérêt de ce statut, passé la première année d'acivité. La bonne question est : pourquoi en France, dans la situation critique de l'emploi dans laquelle nous nous trouvons, des technocrates continuent de compliquer ce qui au départ promettait d'être simple, en élevant des barrières, des limitations pour mettre des bâtons dans les roues des français qui veulent travailler plus pour gagner plus et sont prêts à se retrousser les manches et à prendre des risques. Est-ce qu'un auto entrepreneur ne coûte pas moins cher à l'Etat qu'un chômeur? Ah oui, j'oubliais, un chômeur en fin de droits coûte beaucoup moins cher, quoique....? Est-ce que l'argent gagné avec ce statut ne participe pas ensuite au bon fonctionnement de l'économie et à la création d'emplois et de richesses? On nous aurait menti?.....
Je suis devenu entrepreneur donc je parle en connaissance de cause. Il s'agit d'abord de bénéficier d'un statut qui facilite grandement les démarches bancaires et fiscales. D'une opportunité attendue par le plus grand nombre pour mener sa propre activité, de façon légale et autonome sans la grande menace du dépôt de bilan après un an. Les détracteurs d'Hervé Novelli, du gouvernement et de ce système trouveront toujours à y redire. Mais en vrai, le plus important reste que celui qui souhaite lancer son business rapidement et qui a l'esprit d'entreprise sans avoir les fonds, ait la possibilité de réussir. Une vraie opportunité qu'il faut saisir à condition de se renseigner convenablement.
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