Restauration : le « fait maison », une supercherie ?

Lancée par la loi de sur la consommation, la mention « fait maison » figurera désormais sur les menus des restaurateurs. Mais tous les plats ne sont pas logés à la même enseigne.

Quelle est la différence entre un plat « fait maison » et un « plat réchauffé » ? Le décret qui définit les règles du jeu, n’apprendra pas grand-chose aux restaurateurs, mais il aura le mérite d’éclairer la lanterne des consommateurs, tenus jusqu’à présent à l’écart de ces nuances mijotées dans les arrière-cuisines.

Le texte fait désormais clairement la distinction entre ces deux types de menus. Les professionnels qui respecteront le cahier des charges auront désormais l’obligation d’en informer leurs clients au moyen du logo « fait maison ». N’allez pas pour autant imaginer que cette nouvelle mention servira la cause des plats de qualité composés de produits traditionnels, frais émoulus du potager d’en face, transformés et cuisinés « sur place ». Car le décret accorde des exceptions non négligeables en autorisant les produits « pré-épluchés, à l’exception notable des pommes de terre », mais aussi « réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide » à entrer dans la composition de ces futurs plats « faits maison ».

Il en est de même pour les produits que les cuisiniers réceptionnent déjà « pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés, fumés, salés ».

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